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Saint Jean Eudes et le ministère presbytéral |
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S aint Jean Eudes est une des grandes figures sacerdotales du XVIIe siècle français. Né en 1601 à Ri, petit village de Normandie, entré en 1623 à l'Oratoire fondé douze ans plus tôt par Bérulle, et ordonné prêtre en 1625, il a déployé pendant plus de cinquante ans, une intense activité apostolique dans la prédication des missions paroissiales et au service de la formation des prêtres. Afin de mieux atteindre ces objectifs, il fonda, en 1643, la Congrégation de Jésus et Marie (Eudistes), à laquelle fut confiée la direction de grands séminaires. Soucieux de venir en aide aux femmes et jeunes filles en difficulté rencontrées dans ses missions, il avait déjà institué, en 1641, l'Ordre féminin de Notre-Dame de Charité, dont la Congrégation du Bon-Pasteur d'Angers, établie en 1835 par sainte Marie-Euphrasie Pelletier, est aujourd'hui la branche la plus nombreuse. Saint Jean Eudes a fondé également, pour des personnes restant dans le monde, la Société du Cœur de la Mère Admirable, sorte d'institut séculier avant la lettre, à laquelle ont appartenu notamment Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, et Amélie Fristel, fondatrice des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et Marie de Paramé. Saint Jean Eudes est mort le 19 août 1680. Il a été béatifié le 25 avril 1909 et canonisé le 31 mai 1925.À l'Oratoire, Jean Eudes avait eu des maîtres spirituels éminents, Bérulle et Condren, dont on parlera plus loin. Ayant assimilé très personnellement leur doctrine spirituelle, centrée sur le Verbe Incarné, et la vivant lui-même chaque jour profondément, il a su en donner une présentation simple et concrète, qui progressivement s'est enrichie grâce à la découverte du Cœur de Marie et du Cœur de Jésus. Selon la belle formule de l'oraison de sa fête, Jean Eudes n'a eu qu'une grande passion: annoncer, par sa parole et par sa vie, "l'incomparable richesse du Christ".L a vie et le ministère des prêtres ont été une des grandes préoccupations de saint Jean Eudes: neuf lectures et une prière nous en donnent le témoignage, soulignant la grandeur du sacerdoce et les responsabilités qu'elle implique. Participant au sacerdoce du Christ, le prêtre agit et parle en son nom; il doit être, à son image, un "Bon Pasteur" anxieux de porter l'Évangile aux extrémités du monde. Il est associé à la Trinité, il a une "alliance spéciale avec la Très Sainte Mère de Dieu".( Clément Guillon, c.j.m Évêque de Quimper et Léon (France) depuis 1988 ) |
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1. Le Prêtre, associé de la Trinité(SAINT JEAN EUDES, MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUE 1re p; O.C. 3, 14-16) "Je vous regarde comme les associés du Père, du Fils et du Saint-Esprit."
2. Envoyé par Jésus Envoyé pour agir en son nom(SAINT JEAN EUDES, MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUE, 5e p.,§ 10, n. 2; 0. C. 3, 187-189) "Un prêtre, c'est un Jésus-Christ vivant et marchant sur la terre."
3. Prédicateur de la parole de Dieu(SAINT JEAN EUDES, LE PRÉDICATEUR APOSTOLIQUE ch. 2; O.C. 4, 12-16) "Prêcher, c'est faire parler Dieu."
4. Témoin des exigences de l'Évangile(SAINT JEAN EUDES, LETTRES, I, 53; O.C . 10, 441-444) "Je fais l'office d'ambassadeur de Jésus-Christ."
5. Participant au Sacerdoce du Christ(SAINT JEAN EUDES, MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUE, 5e p., § 10, n. 3; O. C. 3, 189-192) "Étant revêtus du sacerdoce de Jésus-Christ, nous sommes obligés d'être revêtus de sa sainteté."
6. Pasteur selon le Cœur de Dieu(SAINT JEAN EUDES, MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUE, 1re p,; O. C. 3, 24-31) "Toujours prêt à donner son sang et à sacrifier sa vie."
7. Le zèle du salut des âmes(SAINT JEAN EUDES, LE BON CONFESSEUR ch. 2; O.C. 4, 166-172. 196-197) "Ayons pitié de tant d'âmes crées à l'image de Dieu rachetées du sang"
8. Missionnaire jusqu'au bout du monde(SAINT JEAN EUDES, LETTRES, I, 60; O. C. 10, 449-450) Lettre à M. de Sesseval, à son départ pour les missions étrangères "Allez au nom de la sainte Trinité pour la faire connaître et adorer."
9. Le Prêtre et la Vierge Marie(SAINT JEAN EUDES, MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUES, 5e p., § 17, nn. 2-3; O.C. 3, 216-218) "Les prêtres ont une alliance spéciale avec la très sainte Mère de Dieu."
10. Une oraison pour les prêtres( SAINT JEAN EUDES, . O.C. 11, 514 ) Prière prise de l’Office composé en l’honneur du Sacerdoce de Jésus-Christ et des Saints Prêtres et Lévites.
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* 1. Le Prêtre, associé de la Trinité (SAINT JEAN EUDES, MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUE 1re p; O.C. 3, 14-16 "Je vous regarde comme les associés du Père, du Fils et du Saint-Esprit."
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Ô prêtres, vous êtes la partie la plus noble du corps mystique du Fils de Dieu. Vous êtes les veux, la bouche, la langue et le cœur de l'Église de Jésus: ou, pour mieux dire, vous êtes les yeux, la bouche, la langue et le cœur de ce même Jésus. Vous êtes ses yeux: car c'est par vous que ce bon Pasteur veille continuellement sur son troupeau; c'est par vous qu'il l'éclaire et qu'il le conduit; c'est par vous qu'il pleure celles d'entre ses brebis qui sont entre les griffes du loup infernal. Vous êtes sa bouche et sa langue: car c'est par vous qu'il parle aux hommes, et qu'il continue à leur annoncer la même parole et le même Évangile qu'il leur a prêché par lui-même, lorsqu'il était sur la terre. Vous êtes son cœur: car c'est par vous qu'il donne la vraie vie, la vie de grâce en la terre et la vie de gloire au ciel, à tous les véritables membres de son corps. Je vous regarde et vous respecte comme les associés du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et en une manière la plus haute et la plus admirable qui se puisse dire. Car le Père éternel vous associe avec lui dans sa plus haute opération, qui est la génération ineffable de son Fils, qu'il fait naître de toute éternité dans son sein paternel; et dans sa plus excellente qualité, qui est sa divine paternité, vous rendant en une certaine et admirable manière les pères de ce même Fils, puisqu'il vous donne le pouvoir de le former et de lui donner naissance dans les âmes chrétiennes, et qu'il vous a choisis pour être les pères de ses membres, qui sont les fidèles, et pour faire office de vrais pères au regard d'eux. De sorte que vous portez en vous une vive image de la divine paternité du Père céleste. Le Fils de Dieu vous associe avec lui dans ses plus nobles perfections et dans ses plus divines actions: car il vous rend participants de sa qualité de médiateur entre Dieu et les hommes, de sa dignité de juge souverain de l'univers, de son nom et de son office de Sauveur du monde, et de plusieurs autres excellences dont il est orné; et il vous donne pouvoir d'offrir avec lui à son Père le même sacrifice qu'il lui a offert sur la croix, et qu'il lui offre tous les jours sur nos autels, qui est la plus grande et la plus sainte action qu'il ait jamais faite et qu'il fera jamais. Le Saint-Esprit vous associe aussi avec lui en ce qu'il a opéré et en ce qu'il opère tous les jours de plus grand et de plus admirable: car pourquoi est-ce que le Saint-Esprit est venu en ce monde? N'a-ce pas été pour dissiper les ténèbres de l'ignorance et du péché qui couvraient la terre, pour éclairer les esprits des hommes de la lumière céleste, pour échauffer leurs cœurs du feu sacré de l'amour divin, pour réconcilier les pécheurs avec Dieu, pour effacer le péché, pour communiquer la grâce, pour sanctifier les âmes, pour établir l'Église, pour lui appliquer les fruits de la passion et de la mort de son Rédempteur, et enfin pour détruire et anéantir en nous le vieil homme, et pour y former et faire naître Jésus-Christ? Or n'est-ce pas votre emploi et votre occupation ordinaire que de travailler en toutes les choses susdites ? N'êtes-vous pas envoyés de Dieu pour former son Fils Jésus dans les cœurs? Si bien que vous avez une merveilleuse alliance avec les trois Personnes éternelles; vous êtes les associés de la très sainte Trinité; vous êtes les coopérateurs du Tout-Puissant en ses plus grandes oeuvres. |
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2. Envoyé par Jésus pour agir en son nom (SAINT JEAN EUDES, MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUE, 5e p.,§ 10, n. 2; 0. C. 3, 187-189)
"Un prêtre, c'est un Jésus-Christ vivant et marchant sur la terre.
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Un Prêtre, c'est un Jésus-Christ vivant et marchant sur la terre. Car il tient la place de Jésus-Christ, il représente sa personne, il agit en son nom, il est orné de son autorité: Je vous envoie comme mon Père m'a envoyé, dit Notre-Seigneur (Jn 20, 21); c'est-à-dire, je vous envoie pour dissiper les ténèbres de l'enfer qui couvrent la face de la terre, pour éclairer le monde de la lumière du ciel. Je vous envoie pour travailler à la destruction de la tyrannie du péché et à l'établissement du règne de Dieu. Je vous envoie pour continuer sur la terre la vie que j'y ai menée et les oeuvres que j'y ai pratiquées. Je vous envoie pour continuer l'office que j'y ai exercé de médiateur entre Dieu et les hommes, de juge et de Sauveur. Ce sont trois qualités principales, entre plusieurs autres, que Jésus communique aux Prêtres, et spécialement aux Pasteurs. Car premièrement, ils sont médiateurs entre Dieu et les hommes, pour leur annoncer ses divines volontés; pour appeler, attirer et réconcilier les hommes avec Dieu; pour lui rendre tous les hommages, adorations, louanges et satisfactions dont ils lui seront redevables; et pour traiter entre Dieu et les hommes les affaires les plus grandes et les plus importantes du ciel et de la terre qui regardent sa gloire, le salut du monde, et l'accomplissement des souffrances de son Fils par leur application aux âmes. Ils sont juges du monde avec le Fils de Dieu, juges non pas en des choses terrestres et temporelles, mais en des choses célestes et éternelles. Ils sont Sauveurs du monde avec Jésus-Christ. Car le Fils de Dieu les associe avec lui en cette qualité; il veut qu'ils coopèrent au salut des âmes. C'est pourquoi ils sont appelés dans la parole sacrée Coopérateur de Dieu (I Co 3, 9). Il veut qu'ils fassent l'office de sauveurs, et qu'ils soient employés à continuer et accomplir sur la terre la plus grande et la plus divine de toutes ses oeuvres, qui est l'œuvre de la rédemption du monde. Et en effet c'est à l'accomplissement de cette grande oeuvre que sont employées toutes les fonctions sacerdotales et pastorales. C'est en cette oeuvre que Notre-Seigneur Jésus a employé tous les moments de son temps, toutes ses pensées, paroles et actions, tous ses travaux, son sang et sa vie. C'est aussi à cette oeuvre que les Prêtres, et bien davantage ceux qui sont Pasteurs, doivent donner tout leur cœur, leur esprit, leurs pensées, leurs affections, tout leur temps, toutes leurs forces et dix mille vies, s'ils les avaient, afin de pouvoir dire avec saint Paul: Pour moi, je dépenserai très volontiers et me dépenserai moi-même tout entier pour vos âmes (2 Co 12, 15).Autrement s'il vient à se perdre quelque âme par leur négligence, toutes les plaies que Jésus-Christ a souffertes pour le salut de cette âme, et le sang qu'il a répandu pour elle, crieront vengeance contre eux au jour du jugement: C'est à toi que je demanderai compte de son sang (Ez 3, 18). C'est ainsi qu'un Prêtre est un Jésus-Christ vivant et marchant sur la terre. C'est pourquoi notre vie et nos mœurs doivent être une image vivante et parfaite, ou plutôt une continuation de la vie et des mœurs de Jésus-Christ. Ce qui doit nous obliger à étudier soigneusement ce qu'il a dit et ce qu'il a fait, les vertus qu'il a pratiquées, sa manière de vivre et d'agir, l'horreur très grande qu'il a eue du péché, afin de les exprimer en notre vie et d'en continuer l'exercice. |
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3. Prédicateur de la parole de Dieu (SAINT JEAN EUDES, LE PRÉDICATEUR APOSTOLIQUE ch. 2; O.C. 4, 12-16) "Prêcher, c'est faire parler Dieu."
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Prêcher, c'est faire parler Dieu, qui ayant parlé aux hommes par les Prophètes dans l'Ancien Testament, et par son Fils en la loi nouvelle, veut nous parler maintenant encore par les membres de son Fils, pour nous déclarer ses volontés et pour nous exciter à les suivre. Prêcher, c'est distribuer aux enfants de Dieu le pain de vie, et de vie éternelle, pour entretenir, fortifier et perfectionner en eux la vie divine qu'ils ont reçue du Père céleste en leur nouvelle naissance par le Baptême: Tu as les paroles de la vie éternelle (Jn 6, 69). L'origine de la prédication apostolique, c'est le sein de Dieu: car c'est de là qu'est sorti le Verbe, la parole éternelle et le premier de tous les prédicateurs, Jésus-Christ Notre-Seigneur. C'est dans cette source qu'il a puisé toutes les vérités qu'il a apportées sur la terre et qu'il veut y être prêchées. La fin et le but de cette fonction céleste, c'est de faire naître et de former Jésus-Christ dans les cœurs des hommes, et de l'y faire vivre et régner; c'est de dissiper les ténèbres de l'enfer, et de répandre les lumières du ciel dans les esprits; c'est de combattre et d'écraser le péché dans les âmes, et d'y faire ouvrir la porte à la grâce divine; c'est de renverser la tyrannie de Satan dans le monde, et d'y établir le règne de Dieu; c'est de réconcilier les hommes avec Dieu, de les rendre enfants de Dieu. Cet office étant si important et si saint, il doit être exercé avec des intentions très saintes. Les prédicateurs étant associés à cet emploi avec les Apôtres de Jésus-Christ et avec les plus grands saints, ils doivent suivre leurs traces et imiter leur sainte vie. Étant les hérauts de Dieu, les ambassadeurs de Jésus-Christ, les dispensateurs de ses mystères, les oracles du Saint-Esprit, ils doivent être ornés des vertus du Fils de Dieu, possédés et animés de l'amour, du zèle et de la force de son divin Esprit. Ils doivent étudier et pratiquer soigneusement ce que dit saint Paul: C'est en envoyés de Dieu que, devant Dieu, nous parlons dans le Christ (2 Co 2, 17). En envoyés de Dieu, c'est-à-dire qu'ils ne doivent pas prêcher les pensées et les inventions de leur esprit, mais puiser en Dieu, par la lecture des saintes Écritures et par l'oraison, les choses qu'ils doivent annoncer aux hommes. Devant Dieu, c'est-à-dire qu'il ne faut pas qu'ils aient d'autre vue, d'autre prétention ni d'autre objet devant les yeux que Dieu, que la gloire de Dieu, que le salut des âmes. Nous parlons dans le Christ, c'est-à-dire qu'ils doivent renoncer à eux-mêmes pour se donner à Jésus-Christ, afin de parler en lui, de prêcher en son esprit, et d'annoncer les vérités dans les dispositions et intentions avec lesquelles il a prêché sur la terre, et veut encore prêcher maintenant par leur bouche. |
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La Reine arriva à la fin de mon sermon, je lui dis bien des choses, sur le sujet du feu qui a brûlé une partie du Louvre. Je commençai à lui parler ainsi: Madame, je n'ai rien à dire à Votre Majesté, sinon de la supplier humblement, puisque la divine Majesté l'a amenée en ce lieu, de n'oublier jamais la puissante prédication que Dieu lui a faite, et au Roi, par le feu qui a brûlé une partie du Louvre. Vous êtes persuadée que, pour les chrétiens, il n'y a point de hasard, mais que tout se fait par la Providence et l'ordre de Dieu. Ce feu veut dire plusieurs choses: Qu'il est permis aux rois de bâtir des Louvres, mais que Dieu leur commande de soulager leurs sujets, d'avoir compassion de tant de veuves, de tant d'orphelins et de tant de peuples accablés de misères. Qu'il est permis aux princes et aux rois de prendre quelques honnêtes divertissements; mais que d'y employer tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, toutes les années et toute la vie, n'est point le chemin du Paradis. Que si le feu temporel n'a pas pardonné à la maison royale, le feu éternel ne pardonnera ni aux princes, ni aux princesses, ni aux rois, ni aux reines, s'ils ne vivent en chrétiens, et s'ils n'ont pitié de leurs sujets, s'ils n'emploient leur autorité pour détruire la tyrannie du diable et du péché, et pour établir le règne de Dieu dans les âmes de leurs sujets. J'ajoutai que je n'avais point d'autre intérêt, en disant ces choses, que celui de mon Maître et de mon Dieu, et celui du salut de mon Roi et de ma Reine pour lesquels je voudrais donner mille vies. Que c'était une grande pitié de voir les grands de ce monde assiégés d'une troupe de flatteurs, qui les empoisonnent par leurs flatteries et les perdent, de sorte qu'on ne leur dit presque jamais la vérité. Que les prédicateurs étaient très criminels devant Dieu de la tenir captive en injustice, et que je me tiendrais très condamnable si je ne disais toutes ces choses à sa Majesté. Enfin, que je la suppliais de les recevoir, non comme de la part d'un homme, mais de la part de Dieu. Que je n'étais qu'un homme chétif et un misérable pécheur, mais, qu'au lieu où j'étais, et tenant la place de Dieu, je pouvais dire, après saint Paul et avec tous ceux qui ont l'honneur d'annoncer la sainte parole de Dieu: Je fais ici l'office d'ambassadeur de Jésus-Christ (2 Co 5, 20), pour porter la parole du Roi des rois à une grande Reine, et que je la suppliais de la prendre en cette façon. Voilà presque mot à mot ce que je dis. Je vous l'écris, afin que vous et nos amis sachiez la vérité. Plaise à Dieu de bénir tout, de nous donner la grâce de ne chercher jamais autre chose que de lui plaire, et de faire et dire ce qu'il demande de nous.
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Puisque Notre-Seigneur Jésus-Christ nous associe avec lui dans son sacerdoce éternel et dans ses plus divines qualités, et que nous sommes obligés, étant revêtus de son sacerdoce, de ses pouvoirs et de ses privilèges, d'être aussi revêtus de sa sainteté et de continuer sa vie, ses exercices et ses fonctions sacerdotales sur la terre, considérons ce qu'il est et ce qu'il fait: 1. au regard de son Père; 2. au regard de tous les hommes, spécialement de son Église; 3. au regard de soi-même, afin de le suivre en ces trois choses comme notre règle. S i nous considérons ce qu'il est et ce qu'il fait au regard de son Père, nous verrons qu'il est tout à son Père et que son Père lui est tout: il ne regarde et n'aime que son Père, et son Père ne regarde et n'aime que lui. Toute sa prétention est de faire connaître, adorer et aimer son Père, et tout le dessein de son Père est de le manifester et de le faire adorer et aimer à tous les hommes. Il est la complaisance la gloire et le trésor de son Père; et toutes ses richesses, son honneur et son contentement sont de chercher la gloire de son Père, et d'accomplir sa très sainte volonté. Et à cette fin il s'est comporté très saintement dans toutes les fonctions sacerdotales, et les a faites avec des dispositions toutes divines.A ussi le Prêtre étant l'héritage de Dieu, et Dieu étant tout son partage, selon la profession qu'il en a faite entrant dans l'état de la cléricature, en disant ces paroles: le Seigneur est ma part d'héritage (Ps 15, 5), il doit être tout à Dieu et Dieu lui doit être tout. Il doit être tout possédé de Dieu comme son héritage, et ne doit point prétendre en ce monde d'autre fortune ni d'autre possession que Dieu qui est son unique trésor, auquel il doit donner tout son coeur et toutes ses affections. Surtout il doit prendre un très grand soin de faire saintement toutes les fonctions sacerdotales, comme le saint sacrifice de l'autel, l'office divin, l'administration des sacrements et de la parole de Dieu, etc.T outes ces choses sont très saintes et divines; c'est pourquoi elles doivent être faites d'une manière digne de Dieu, digne de l'excellence de notre ministère, digne de l'excellence de ces divines fonctions, digne de la sainteté du souverain prêtre avec lequel nous les faisons, digne enfin du prix infini de son précieux sang, par lequel il nous a élevés à la dignité en laquelle nous sommes, et nous a mérité la grâce pour en exercer les emplois.S i nous désirons voir ce que Jésus-Christ est et ce qu'il fait au regard des hommes, et spécialement de son Église, nous n'avons qu'à jeter les yeux de la foi sur toutes les choses qu'il a faites et qu'il a souffertes, pendant qu'il était sur la terre; nous verrons que ce sont autant de bouches et de langues qui nous crient: C'est ainsi que Dieu a aimé le monde. C'est ainsi que Jésus a aimé l'Église. C'est ainsi que le Christ a aimé les âmes. Et en même temps ces mêmes voix nous diront: c'est ainsi qu'il faut aimer l'Église de Jésus; c'est ainsi qu'il faut travailler pour le salut des âmes qui lui sont si chères; c'est ainsi qu'il faut tout faire, tout quitter, tout souffrir, tout donner, tout sacrifier, fût-ce le sang et la vie d'un Dieu, si on l'avait, pour contribuer au salut d'une seule âme: la plus divine des choses divines est de coopérer avec Dieu au salut des âmes.S i nous considérons ce que Jésus est et ce qu'il fait au regard de soi-même, nous verrons qu'étant le souverain Prêtre, il veut prendre aussi la qualité d'hostie, et que, se regardant comme une hostie destinée à la mort et au sacrifice pour la gloire de son Père, il s'humilie et s'anéantit soi-même incessamment (Ph 2, 7); et toute sa vie n'est autre chose qu'une mort perpétuelle à toutes les choses de ce monde et à toutes ses volontés: Je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté mais la volonté de celui qui m'a envoyé (Jn 6 38). Et sa vie est un sacrifice continuel de tout de qui est en lui, à l'honneur de son Père.A ussi, celui qui a été appelé à la participation du sacerdoce de Jésus-Christ, doit-il entrer aussi avec lui dans la qualité d'hostie. |
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6. Pasteur selon le Cœur de Dieu (SAINT JEAN EUDES, MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUE, 1re p,; O. C. 3, 24-31) "Toujours prêt à donner son sang et à sacrifier sa vie."
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Q u'est-ce qu'un pasteur selon le Cœur de Dieu ?C 'est un vrai père du peuple de Dieu, qui a un cœur rempli d'amour vraiment paternel pour ses enfants: amour qui le presse de travailler sans cesse pour les nourrir du pain de la Parole sacrée et des saints sacrements, pour les revêtir de Jésus-Christ et de son divin Esprit, pour leur procurer tous les avantages possibles en ce qui regarde leur salut et leur éternité.C 'est un évangéliste et un apôtre, dont le principal exercice est d'annoncer sans cesse, en public et en particulier, par oeuvre et par parole, l'Évangile de Jésus-Christ, et de continuer sur la terre les mêmes fonctions auxquelles les Apôtres ont été employés, comme aussi la vie et les vertus qu'ils ont pratiquées.C 'est l'époux sacré de la divine Épouse, c'est-à-dire de l'Église de Jésus-Christ, et qui est tellement embrasé d'amour pour elle qu'il ne songe qu'à trouver toutes sortes de moyens de l'embellir, de l'orner, de l'enrichir et de la rendre digne de l'amour éternel de l'Époux céleste et immortel.C 'est une lampe ardente et luisante, posée sur le chandelier de l'Église: ardente devant Dieu, luisante devant les hommes; ardente par son amour de Dieu, luisante par sa charité pour le prochain; ardente par sa perfection intérieure, luisante par la sainteté de sa vie; ardente par la ferveur de son oraison continuelle devant Dieu pour les besoins de son peuple, luisante par la prédication de la parole divine.U n bon pasteur est un sauveur et un Jésus-Christ sur la terre, tenant la place de Jésus-Christ, représentant sa personne, revêtu de son autorité, agissant en son nom, constitué pour continuer l'œuvre de la rédemption de l'univers et qui, à son imitation, emploie tout son esprit, son cœur ses affections, ses forces, son temps, son bien, et est toujours prêt à donner son sang et à sacrifier sa vie pour procurer en toutes manières le salut des âmes que Dieu lui a commises.C'est une image vive de Jésus-Christ en ce monde, et de Jésus-Christ veillant, priant, prêchant, catéchisant travaillant, allant de ville en ville et de village en village, souffrant, agonisant, mourant et se sacrifiant lui-même pour le salut de toutes les âmes créées à son image et ressemblance.
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(SAINT JEAN EUDES, LE BON CONFESSEUR ch. 2; O.C. 4, 166-172. 196-197) "Ayons pitié de tant d'âmes crées à l'image de Dieu rachetées du sang précieux de son Fils, et qui sont les âmes de nos frères et de nos soeurs."
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Qu'est-ce qu'aider à sauver les âmes créées à l'image de Dieu, et rachetées du précieux sang de son Fils? C'est la grande oeuvre de Dieu. C'est la grande oeuvre de l'Homme-Dieu. C'est la grande oeuvre de la Mère de Dieu. C'est la grande oeuvre de l'Église de Dieu. C'est la grande oeuvre des prêtres et des pasteurs. C'est l'œuvre des oeuvres, qui surpasse incomparablement toutes les autres. C 'est la grande oeuvre de l'Homme-Dieu, Jésus-Christ Notre-Seigneur.T ous les mystères que notre Sauveur a opérés sur la terre pour le salut du monde, son Incarnation, sa naissance, sa circoncision, sa présentation au Temple, sa fuite et sa demeure en Égypte, son enfance, sa vie cachée et laborieuse, sa vie solitaire et pénitente, sa vie conversante avec les hommes, sa passion, sa mort, toutes ses pensées, toutes ses paroles, toutes ses actions, toutes ses souffrances, toutes les ignominies qu'il a portées, toutes les plaies qu'il a reçues, toutes les douleurs qu'il a endurées, toutes les gouttes de sang qu'il a répandues, et tout l'amour avec lequel il a tout fait et tout souffert: toutes ces choses, dis-je, sont autant de voix qui crient: C'est ainsi que Jésus aime les ânes. C'est ainsi qu'il les estime et qu'il les aime plus que toute autre chose. C'est ainsi qu'il les aime plus que son repos, plus que ses propres satisfactions, plus que sa réputation, plus que ses intérêts humains, plus que son sang, plus que sa propre vie. C'est ainsi qu'il quitte tout, qu'il se dépouille de tout, qu'il donne tout, qu'il fait tout et qu'il souffre tout pour les sauver. C'est ainsi que, durant trente-trois ans, il se dépouille d'une gloire et d'une félicité infinie, qui lui était due dès le moment de son Incarnation, afin de les rendre glorieuses et bienheureuses pour jamais.Ô mon Sauveur, qui pourrait dire, qui pourrait penser combien grand est l'amour que vous avez pour les âmes? Ô mon Jésus, puisque vous aimez tant les âmes, on peut bien dire avec vérité qu'il n'y a point de personnes au monde qui vous soient plus chères que celles qui coopèrent avec vous à leur salut. C'est sur ces personnes que vous versez à pleines mains et sans réserve toutes sortes de faveurs et de bénédictions.A yons pitié de tant d'âmes qui périssent tous les jours, créées à l'image de Dieu, rachetées du précieux sang de son Fils, et qui sont les âmes de nos frères et de nos soeurs. Ayons pitié de tant de travaux que notre Sauveur a portés pour elles. Ayons pitié de tant de plaies qu'il a reçues, et de tant de douleurs qu'il a endurées. Ayons pitié de tant de larmes qu'il a versées et de tant de sang qu'il a répandu. Ayons compassion d'une mort si honteuse et si cruelle qu'il a soufferte pour leur salut. Ayons compassion aussi des larmes de sa très sainte Mère et des angoisses inconcevables dont son Coeur maternel a été rempli pour le même sujet. Ne passons aucun jour sans faire du bien à quelque âme. Ne nous lassons jamais de ce saint exercice.Prions souvent et ardemment le grand Maître de la céleste moisson, qu'il envoie des ouvriers en sa moisson. Imitons les saints Apôtres et disciples du Rédempteur desquels il est dit qu'ils étaient incessamment occupés, dans le temple, publiquement et en particulier, dans les rues et autour des maisons, à enseigner et à évangéliser Jésus-Christ, c'est-à-dire la vie, les mystères, les oeuvres, les vertus, les maximes et la doctrine de Jésus-Christ. Si nos travaux ne produisent pas tout le fruit que nous souhaiterions, ne nous en étonnons pas. Quand en toute notre vie, nous ne ferions autre chose que de préserver ou de retirer une âme d'un seul péché mortel, ce serait un plus grand bien que de garantir ou délivrer un monde d'une peste universelle et de tous les autres maux corporels qui y pourraient arriver. |
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Allez au nom de la sainte Trinité, pour la faire connaître et adorer dans des lieux où elle n'est ni connue ni adorée. A llez au nom de Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, pour appliquer aux âmes le fruit du précieux sang qu'il a répandu pour elles.A llez sous la protection et la sauvegarde de la divine Marie, pour imprimer dans les coeurs le respect et la vénération qui lui est due, et sous la conduite du bienheureux saint Joseph, de saint Gabriel, de votre bon Ange, des Saints apôtres des lieux où vous irez, pour travailler avec eux à sauver les âmes perdues et abandonnées.A llez au nom et de la part de notre petite congrégation, pour faire dans la Chine et les autres lieux où la Providence vous conduira, ce qu'elle voudrait faire par tout l'univers, avec l'effusion de son sang jusqu'à la dernière goutte pour y détruire la tyrannie de Satan et y établir le royaume de Dieu.Mais souvenez-vous que cette oeuvre étant tout apostolique, vous avez besoin d'une intention très pure pour n'y chercher que la gloire de Dieu, d'une très profonde humilité et défiance de vous-même, d'une grande confiance en son infinie bonté, d'une entière soumission à sa très adorable volonté et à celle des Prélats qui vous tiendront sa place d'une patience invincible dans les travaux, d'un zèle très ardent du salut des âmes, et d'une très sincère cordialité pour les autres ecclésiastiques. M éditez souvent ces vertus, demandez-les instamment à Dieu, et tâchez de les pratiquer fidèlement. Plaise à la divine Bonté de vous les donner en perfection, avec toutes les autres grâces qui vous sont nécessaires et convenables pour accomplir parfaitement sa très sainte volonté, et pour vous comporter partout comme un vrai missionnaire de la Congrégation de Jésus et Marie, et comme un véritable enfant de leur très aimable Cœur.Q ue Jésus et Marie vous donnent à cette fin leur sainte bénédiction; qu'elle demeure toujours avec vous, et qu'elle vous précède, accompagne et suive partout et en toutes choses.C 'est en ce souhait que nous prononçons sur vous, au nom de Jésus et Marie, et en l'amour de leur Coeur, ces paroles de la sainte Église: Nos cum Prole pia benedicat Virgo Maria. |
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9. Le Prêtre et la Vierge Marie (SAINT JEAN EUDES, MÉMORIAL DE LA VIE ECCLÉSIASTIQUES, 5e p., § 17, nn. 2-3; O.C. 3, 216-218) "Les prêtres ont une alliance spéciale avec la très sainte Mère de Dieu."
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Considérez que les prêtres ont une alliance spéciale avec la très sainte Mère de Dieu. Car, comme le Père éternel l'a rendue participante de sa divine paternité, et lui a donné pouvoir de former dans son sein le même Fils qu'il fait naître dans le sien, ainsi il communique aux prêtres cette même paternité, et leur donne puissance de former ce même Jésus dans la sainte Eucharistie et dans les cœurs des fidèles. Comme le Fils de Dieu l'a rendue sa coopératrice et coadjutrice en l'ouvrage de la rédemption du monde, ainsi il rend les prêtres ses coopérateurs et ses coadjuteurs en l'œuvre du salut des âmes. Comme le Saint-Esprit l'a associée avec lui d'une manière ineffable dans la plus divine de ses opérations, et dans son chef-d'œuvre qui est le mystère de l'Incarnation du Fils de Dieu, ainsi il associe les prêtres avec lui pour faire une extension et une continuation de ce mystère en chaque chrétien, dans lequel le Fils de Dieu s'incarne en quelque manière par le baptême et par le saint sacrement de l'autel. Comme le Père éternel nous a donné son Fils par elle, ainsi il nous le donne par les prêtres. Comme toutes les grâces qui sortent du cœur de Dieu pour venir à nous passent par les mains de Marie, ainsi elles nous sont données par le ministère des prêtres. De sorte que, comme elle est la trésorière de la très sainte Trinité, les prêtres portent aussi cette qualité. Enfin c'est par elle que Jésus a été offert à son Père au premier et au dernier moment de sa vie, lorsqu'elle l'a reçu en son sein et lorsqu'elle l'a accompagné au sacrifice qu'il a fait de soi-même à son Père sur la croix; et c'est par les prêtres qu'il lui est immolé tous les jours sur nos autels. C 'est pourquoi les prêtres ayant une alliance si étroite et une conformité si merveilleuse avec la Mère du souverain Prêtre, ils ont des obligations très particulières de l'aimer de l'honorer et de se revêtir de ses vertus, de son esprit et de ses dispositions. Humiliez-vous de vous en voir si éloigné. Entrez dans le désir d'y tendre de tout votre cœur. Offrez-vous à elle, et priez-la de vous y aider fortement.S i vous avez une vraie dévotion à la sainte Vierge, cherchez avec soin les moyens dont vous pouvez vous servir pour l'honorer.V ous pouvez le faire par pensées, appliquant votre esprit à la considération de ses mystères, de ses qualités, de ses vertus, de ses actions, de ses souffrances; par actes intérieurs, en l'adorant de la façon qu'elle peut être adorée, en la louant, en vous réjouissant de ce qu'elle est ce que Dieu l'a fait être; par paroles, en vous entretenant avec d'autres personnes de ses excellences et des moyens de la servir; par prières vocales, entre lesquelles la plus agréable qu'on peut lui faire, c'est le chapelet ou le rosaire; par actions lui offrant et consacrant celles que vous faites en l'honneur des siennes; par aumônes corporelles ou spirituelles; par jeûnes et autres mortifications.M ais le moyen le plus excellent de tous, c'est une soigneuse imitation de ses vertus. |
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10. Une oraison pour les prêtres . ( SAINT JEAN EUDES, O.C. 11, 514 ) Prière prise de l’Office composé en l’honneur du Sacerdoce de Jésus-Christ et des Saints Prêtres et Lévites.
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O Dieu, gloire de vos prêtres,V ous nous avez donné votre Fils comme Souverain Prêtreet Pasteur vigilant de nos âmes;
V ous lui avez adjoint, pour vous sacrifier une hostie pure,les Saints Prêtres et Lévites. Par la prière de la Bienheureuse Marie toujours Vierge et des Saints Prêtres et Lévites, daignez ranimer dans votre Église l’esprit de grâce qui fut le leur; remplis de cet esprit, nous tâcherons d’aimer ce qu’ils ont aimé et d’agir comme ils nous l’ont appris par la parole et par l’exemple.
P ar Notre-Seigneur Jésus-Christ.
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