
II Dimanche de Pâques ou de la Miséricorde Divine
Année A
Act 2, 42-47 : www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9ca3s3b.htm
1P 1.3-9 : www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9aevrpa.htm
Je 20.19-31 : www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9a3nmct.htm
Le saint
Evangile que la liturgie nous propose en ce second dimanche de Pâques est
certainement l’un des passages les plus connus, discutés et appréciés. Les plans de lecture mis en lumière par les Pères
de l'Église sont multiples : le génie artistique a également
essayé de nous le mettre sous les yeux de façon plastique, pour nous donner une
idée plus claire de ce qui s’est produit « huit jours après » la
première apparition du Ressuscité aux disciples, rassemblés dans le Cénacle.
Mais plus que
tout, il y a un charme mystérieux dans la phrase que Jésus adressa à Thomas,
après qu’il l’eût reconnu comme vraiment « Seigneur et Dieu » ;
nous devons la référer non pas tant aux disciples - ils ont vu – mais plutôt à
ceux qui ont rejoint leurs rangs par la suite, et donc à nous aussi : « Parce que tu m'as
vu, tu as cru ; heureux ceux qui
n'ont pas vu et qui ont cru ! » (Jn
20.29).
L'attention
que ces paroles suscitent apparaît encore plus paradoxale si on pense que, à
l'auteur même de ce passage, le Seigneur avait suggéré ce que l’on peut considérer
à juste titre comme « la » méthode chrétienne : « Venez et voyez ! » (Jn 1.39). Comment
peut-on donc concilier ces deux phrases de Jésus qui forment idéalement le cadre
de tout le quatrième Évangile ? Peut-être
le Seigneur a-t-il décidé, à la fin, de changer sa méthode ? Et que signifie « ne pas voir » ?
Le rappel de
la date des « huit jours après », et donc du dimanche suivant la
résurrection, nous permet de lier notre réflexion à l’un des hymnes
eucharistiques les plus significatifs, composé par un autre Thomas, Thomas
d’Aquin. Dans l’Adoro te devote, en référence à
l'Eucharistie, nous lisons en effet : « La vue,
le toucher, le goût, en toi sont trompés; mais c’est seulement avec
l'ouïe que l’on croit avec assurance ». En rapprochant
ces paroles de l’Évangile d'aujourd'hui, on peut à juste titre affirmer que l’expérience
du « voir » ne nous a pas été barrée, mais, contrairement à l’Apôtre Thomas,
qui a pu mettre ses doigts dans les trous des mains et dans le côté du Christ, ce
dont nous faisons aujourd'hui l’expérience, nous ne pouvons le comprendre qu’à
la lumière de la foi, gardée et transmise par l'Église, notre Mère et Maîtresse.
Ce que nous
« ne voyons pas » c’est donc le Corps glorieux du Ressuscité ; mais aujourd'hui nous est donnée la possibilité d’« écouter »
la Parole de Dieu et le Magistère de l'Église et donc de « voir » le
Corps réel du Christ qu’est l'Eucharistie, de « voir » son Corps
mystique qui est l'Église même, de « voir » la vie de tant de nos
frères - non seulement la nôtre – qui après avoir rencontré le Seigneur de
façon mystérieuse, mais réelle, sont renés dans son Esprit !
C’est
pourquoi comme Thomas nous sommes appelés par le Christ à combler de nos mains
les trous laissés par les instruments de la passion dans son Corps, pour pouvoir
être des témoins et des annonciateurs de la résurrection, tant par une annonce
verbale que par notre propre vie. Nos
sens pourraient nous duper, mais nous savons que nous avons rencontré le
Ressuscité et que nous l’avons reconnu !
L'espérance
certaine que Pierre nous crie – lui-même qui dans la nuit où le Seigneur était
trahi, le renia trois fois par peur de mourir – devient ainsi pleinement
compréhensible : « Vous exultez d’une joie indicible et
glorieuse ! » (cfr. 1Pt 1.8), parce que bienheureux sont ceux qui
« n'ont pas vu » le Seigneur
Ressuscité, mais qui en voyant la joie de ses disciples « ont cru » en Lui !
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L'extraordinaire coïncidence de la Béatification du Pape Jean-Paul II avec
le jour même où l'Église célèbre la Fête de la « Miséricorde
Divine », instituée par lui dans l'année du Grand Jubilé, est une grande
invitation pour toute l'Église, mais surtout pour les prêtres, à se faire porteurs
du message de l'Amour Miséricordieux de Dieu. Selon la promesse de Jésus
à Ste Faustine, ce message doit être « l’étincelle qui préparera le monde
à Sa dernière venue ». Le Saint-Père Jean-Paul II ajoutait, dans l’homélie pour la Dédicace du
Sanctuaire de la Miséricorde Divine, à Cracovie le 17 août 2002 : « il faut
allumer cette étincelle de la grâce de Dieu. Il faut transmettre au
monde ce Feu de la Miséricorde Divine ; dans la Miséricorde de Dieu le monde trouvera la paix et
l'homme le bonheur ».
C’est au Coeur du Christ que se puise cette étincelle, c’est Lui la vraie
Source qui dans l'Esprit Saint fait jaillir des fleuves d'eau vive qui
s’écoulent vers la mer infinie de la Miséricorde du Seigneur. La tâche de propager
ce Feu et de désaltérer les âmes, le Christ lui-même l'a transférée à Ses
prêtres au jour de leur Ordination.
Ce pouvoir divin partagé par le Christ à Ses Apôtres engendre la stupeur
admirative de Sainte Faustine quand elle considère le Ministère des prêtres. Elle écrivait dans
son journal : « Jésus défend avec force ses représentants sur la terre… J’ai connu
la grande familiarité qui existe entre Jésus et le prêtre… dans les grâces
particulières, j'ai connu très bien jusqu'à quel point tu as partagé avec eux l'autorité
et les mystères, oh Jésus, plus qu'avec les Anges. Je m’en réjouis puisque tout
cela est pour mon bien. »
En « Don et Mystère »
Jean-Paul II notait : « Le prêtre est témoin et instrument de la Miséricorde Divine. Comme le service du
confessionnal est important dans sa vie ! C’est vraiment au confessionnal
que sa paternité spirituelle se réalise dans le mode le plus plein. C’est vraiment au confessionnal
que chaque prêtre devient témoin des grands miracles que la Miséricorde Divine opère
dans l'âme qui accepte la grâce de la conversion ».
Le nouveau Bienheureux pousse chaque prêtre à une grande purification de la
Foi. Souvent
on ne croit pas à l'extraordinaire efficacité de la grâce de Dieu dont le
prêtre est porteur, et on ne part pas de cette vraie Foi, et ainsi la
Miséricorde, qui est la vraie Parole, la Présence et la manifestation du
Seigneur, devient un appel à un sentiment humain et non à la profonde et haute puissance
de la grâce de Dieu. Le prêtre est rejoint et revêtu par cette puissance de Grâce, mais c’est
seulement la Miséricorde qui rejoint les âmes et les sauve.
Ce pouvoir extraordinaire ne peut pas être employé et géré comme s’il était
possible de se sauver tout seul ou de tirer de soi-même la force du salut. Le nouveau
Bienheureux se présente à nous les prêtres comme un exemple de l’accueil, du
service et de l’obéissance qui sont dus à cette puissance de Grâce, pour la porter
et la transmettre avec humilité et confiance en la plus grande vérité de la
communion sacramentelle.
Il faut croire de nouveau en la Miséricorde du Seigneur comme puissance de
Sa Grâce reversée dans les dons sacramentels et vocationnels.
Sainte Faustine vit se dégager du Coeur du Christ deux faisceaux de lumière
qui éclairaient le monde. Les deux rayons, selon ce que Jésus même lui confia, représentent le Sang
et l'Eau. C’est du Christ Crucifié, donc, que nous viennent les Sacrements et le don
de l'Esprit. Garder la Grâce sacramentelle et les dons vocationnels que l'Esprit Saint
actualise continuellement dans l'Église, ce sont les deux tâches que nous
prêtres nous pouvons accueillir dans la foi, en cette circonstance exceptionnelle
de la Célébration de la Fête de la Miséricorde Divine et de la Béatification du
Pape Jean-Paul II. Jésus en qui nous nous confions ne cesse jamais d'être présent au milieu de
nous dans Ses Sacrements, et il ne cesse jamais, avec Son Esprit, de nous guider
pour accomplir chaque jour Sa Volonté et pour servir avec amour les dons
vocationnels des âmes qui nous sont confiées.
C’est à l'école de Marie que Jean-Paul II apprend cette totale
disponibilité à l'Esprit. C’est à Son Coeur Immaculé qu’il puise la mesure de l'humilité et de la
confiance pour accueillir dans la foi le consentement amoureux à l'offrande de
Jésus sur la Croix et c’est vraiment dans le « Totus tuus » que son
coeur sacerdotal se configure au Coeur de la Mère de la Miséricorde. Comme Marie,
Jean-Paul II apprend lui aussi que le mal ne peut être vaincu que par la
puissance du bien et que Celui qui peut mettre un terme définitif au mal c’est
Dieu même avec Sa Miséricorde. Comme le remarquait Benoît XVI dans son homélie du 2
Avril 2008 : « Le Mystère Pascal confirme que le Bien en définitive est victorieux,
que la Vie vainc la mort et que l’Amour triomphe sur la haine. »
La victoire du Christ sur le mal, Jean-Paul II ne se lassait pas de la
désigner comme une tâche, que l'homme, selon ce qu’il écrivait en « Mémoire et Identité » : « s'il l'assume
en s'acheminant sur la route de la vie intérieure, c'est-à-dire d'un travail conscient
sur soi-même, de ce travail dont le Christ est Maître... au fil du temps, disait le Pape en faisant allusion certainement à
soi-même, si l'homme suit avec persévérance le Maître, il ressent toujours
moins en soi le poids de la lutte contre le péché et toujours davantage il
jouit de la Lumière divine qui envahit toute la création… la lumière intérieure
éclaire ses actes et lui montre tout le bien du monde créé comme provenant de
la main de Dieu. De la sorte la voie purificative et à son tour la voie illuminative
constituent l'introduction organique à ce que l’on appelle la voie unitive. Elle est la dernière
étape du chemin intérieur, celle dans laquelle l'âme expérimente une union spéciale
avec Dieu. »
La splendeur de la Miséricorde de Dieu : Jean-Paul II l’a rendue
visible en sa personne, avec son chemin de prière, de purification et de
contemplation.
C’est une tâche qu’il nous laisse à nous aussi.
Telle est bien l’invitation de la conclusion de l’homélie de Benoît XVI, en
la Fête de la Miséricorde Divine du 15 avril 2007 : « La Miséricorde est la
robe de lumière que le Seigneur nous a offerte dans le Baptême, nous ne devons
pas laisser s’éteindre cette lumière, au contraire elle doit croître chaque
jour en nous et ainsi porter au monde la joyeuse annonce de Dieu. »
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L'HEURE DE LA MISÉRICORDE
Propositions pour préparer une
Heure Sainte devant le Très-Saint-Sacrement
Avec les paroles de Jésus et
les méditations du Journal de Sainte Marie Faustine Kowalska
1. Salut à Jésus Eucharistie
avec un chant d'adoration : Devant le Roi
2. Au cours d’un bref temps de silence, nous réalisons Qui est
devant nous.
Nous Sommes agenouillés devant la blanche hostie, en apparence totalement insignifiante,
cachée dans un tabernacle ou visible dans un ostensoir, nous ne sentons rien et
nous ne voyons rien d'extraordinaire, pourtant comme croyants nous savons qu'ici
se trouve devant nous Jésus vivant et vrai. Il
nous attend et il s’adresse nous, en cette Heure de la Miséricorde, avec tout
Son Amour.
Jésus dit à sainte Faustine : « Mon
Coeur est débordant de tant de Miséricorde pour les âmes, et surtout pour les
pauvres pécheurs. Oh ! s’ils arrivaient à comprendre que Je suis
pour eux le meilleur des Pères ; que c’est
pour eux qu’ont jailli de Mon Coeur le Sang et l’Eau, comme d'une source débordante
de Miséricorde ; que c’est pour eux que
je demeure dans le tabernacle et que comme Roi de Miséricorde, je désire
combler les âmes de grâces ». (367)
3. Introduction à l’Heure de la Miséricorde
En octobre 1937, à Cracovie, Jésus dit à Sr. Faustine : « À trois heures de l'après-midi
implore Ma Miséricorde spécialement pour les pécheurs et, ne serait-ce qu’un
bref instant, plonges toi dans Ma Passion, particulièrement dans Mon abandon à
l'instant de la mort. C’est une heure
de grande Miséricorde pour le monde entier. Je te permettrai de pénétrer dans Ma tristesse mortelle. En cette heure je ne refuserai rien à l'âme
qui me prie par Ma Passion ». (1320) Et quelques mois plus tard, Jésus parla à nouveau de cette heure : « Ma Fille, toutes les fois que tu entends
l'horloge sonner trois heures, souviens-toi de te plonger toute entière dans Ma
Miséricorde, en l'adorant et en l'exaltant ; invoque sa toute puissance pour le monde entier et spécialement pour
les pauvres pécheurs, puisque ce fut à cette heure qu’elle s’ouvrit en grand
pour chaque âme. En cette heure tu
obtiendras tout, pour toi même et pour les autres ; en cette heure il fut fait grâce au monde entier ». (1572)
4. Repentir d'amour
Dans l’Hostie nous adorons Celui qui, plein d'amour,
attend toujours le retour du pécheur, comme dans l'Évangile le Père
Miséricordieux attend le retour de l’enfant prodigue. N'ayons donc pas peur de nous repentir ! Faisons
place à la douleur de la contrition et prions brièvement,
mais avec sincérité : « Pardonne-moi, Seigneur ! Tu
sais que je T'aime ! Jésus, j’ai
confiance en toi ! »
Nous lisons dans un passage du Journal ces paroles consolantes
de Jésus :
« Ma Miséricorde est
plus grande que tes misères et que celles du monde entier. Qui
a mesuré Ma bonté ? Pour je toi je
suis descendu du ciel sur la terre, pour toi je me suis laissé mettre en croix,
pour toi j’ai permis que mon Sacré Cœur soit ouvert avec la lance et j’ai
ouvert pour toi une source de Miséricorde. Viens et puises les grâces de cette source avec le récipient de la
confiance. Je ne repousserai jamais
un coeur qui s’humilie ; ta misère sera
précipitée dans l'abîme de Ma Miséricorde. Pourquoi donc devrais-tu te disputer avec Moi à propos de ta misère ?
Fais-moi plaisir, donne-moi toutes tes peines
et toute ta misère et moi je te comblerai des trésors de mes grâces ».
(1485)
5. Un chant : Kyrie
6. Un
passage du Nouveau Testament
Lorsque nous prenons en main l'Écriture Sainte et lisons
quelque bref passage de l'Évangile, c’est comme si Jésus lui-même
nous parlait du tabernacle.
Par exemple : Lc 15,3-10 La brebis égarées
et la drachme perdue
Ou bien Lc 15,11-32
L’enfant prodigue
7. Chant : Tu es mon refuge
8. Les origines et les promesses extraordinaires di chapelet de
la Miséricorde Divine
Les origines
Jésus dicta cette prière à Sr. Faustine lors d’une vision impressionnante les
13 et 14 septembre 1935 à Wilno. La sainte la décrivit par ces mots :
« Le soir, pendant que j'étais dans ma cellule, je vis un ange qui
était l'exécuteur de la colère de Dieu. Il avait une robe claire et un visage
resplendissant ; un nuage sous les pieds, et de ce nuage sortaient de la foudre
et des éclairs qui passaient dans ses mains et de ses mains partaient et
frappaient la terre. Lorsque je vis ce signe de la colère de Dieu qui devait
frapper la terre et en particulier un certain lieu, que pour de justes raisons
je ne peux pas nommer, je commençai à prier l'ange, pour qu'il s'arrête quelque
instant et que le monde fasse pénitence. Mais mon invocation n'eut aucun effet
devant l’indignation divine. En cet instant je vis la Très sainte Trinité. La
grandeur de Sa Majesté me pénétra au plus profond et je n'osai pas répéter mon
invocation. En ce même instant je sentis que dans mon âme il y avait la force
de la grâce de Jésus. Lorsque j'eus pris conscience de cette grâce, à l’instant
même je fus enlevée devant le Trône de Dieu. Oh ! Comme est grand notre Seigneur
et Dieu, et incompréhensible Sa Sainteté. Je ne chercherai même pas à décrire cette
grandeur, puisque dans peu de temps nous le verrons tous tel qu’Il est. Je commençai
à implorer Dieu pour le monde avec des paroles qui s'entendaient
intérieurement ». (474) Les paroles avec lesquelles
j'ai supplié Dieu sont les suivantes : ` Père Éternel, je t'offre le Corps et
le Sang, l'Âme et la Divinité de Ton bien-aimé Fils et notre Seigneur Jésus-Christ,
pour nos péchés et ceux du monde entier : par Sa douloureuse Passion, fais-nous
miséricorde' ». (475) « Pendant que
je priais ainsi, je vis l'impuissance de l'ange qui ne pût pas accomplir la
juste punition, qui était justement due pour les péchés. Je n'avais encore jamais
prié avec une telle puissance intérieure comme cette fois ». (475)
Comment réciter le Chapelet de
la Miséricorde Divine
Jésus expliqua dans les détails comment il faut réciter
cette prière (476) :
« Tu le réciteras… avec
un chapelet ordinaire, de la façon suivante :
d'abord, tu réciteras le
Notre Père, l’Ave Maria et le Credo ;
ensuite - sur les grains du
Notre Père - tu diras les paroles suivantes :
Père Éternel, je t'offre le
Corps et le Sang,
l'Âme et la Divinité de Ton Fils bien-aimé,
Notre Seigneur Jésus-Christ,
en expiation pour nos péchés
et ceux du monde entier.
Sur les grains de l’Ave
Maria tu réciteras les paroles suivantes :
Par Sa douloureuse Passion
Sois miséricordieux pour nous
et pour le monde entier.
Enfin tu réciteras trois
fois ces paroles :
Saint Dieu, Saint Fort, Saint
Immortel :
prends pitié de nous et du
monde entier ».
9. La prière contemplative du Chapelet de la Miséricorde
Divine
Premier mystère du
Chapelet de la Miséricorde Divine - pour le Saint-Père
Jésus dit : « Je
prends plaisir, pour la récitation de ce chapelet, à concéder tout ce qu'ils Me
demanderont ». (1541) « Oh ! Quelles
grandes grâces je concéderai aux âmes qui réciteront ce chapelet : les entrailles de Ma Miséricorde
s'attendrissent pour ceux qui récitent ce chapelet ». (848)
Prions le premier mystère.
Chant : En Toi Seigneur repose mon âme
Second mystère du
Chapelet de la Miséricorde Divine - pour la sanctification des
prêtres et des âmes consacrées
Jésus dit : « Plus une âme a confiance,
plus elle obtient ». (1578) « Tu ne pourrais pas supporter
l'énormité de l'amour que j'ai pour toi, si je te le dévoilais ici sur terre en
toute sa plénitude. Souvent je soulève pour toi un bord du voile,
mais sache que ce n’est qu’une grâce exceptionnelle de ma part. Mon Amour et Ma Miséricorde ne connaissent
pas de limites ». (718)
Prions le second mystère.
Chant: Adoramus Te, Dómine
Troisième
mystère du Chapelet de la Miséricorde
Divine - pour nos familles
Jésus déclare à propos du Dimanche de la Miséricorde :
« En ce jour sont
ouvertes les entrailles de Ma Miséricorde, je verserai toute une mer de grâces
sur les âmes qui s'approchent à la source de Ma Miséricorde. L'âme
qui s'approche de la confession et de la sainte Communion, reçoit le pardon
total des fautes et des peines. En ce
jour sont ouverts tous les canaux à travers lesquels s’écoulent les grâces
divines. Aucune âme ne doit avoir peur
de s’approcher de Moi, même si ses péchés étaient comme l'écarlate ». (699)
Prions le troisième mystère.
Chant : Misericordias Domini
Quatrième
mystère du Chapelet de la Miséricorde
Divine - pour tous ceux qui sont découragés à cause de leurs chutes et qui ont
perdu la foi en la Bonté et la Miséricorde de Dieu.
Jésus dit : « Ma
petite fille, regarde ce que tu es pour toi-même. La cause de tes chutes dépend du fait que tu comptes trop sur toi-même
et que tu t’appuies trop peu sur Moi. Mais
ceci ne doit pas t'attrister excessivement, tu as à faire avec un Dieu
miséricordieux ; ta misère ne l'épuise
pas, d’ailleurs je n'ai pas limité le nombre de fois où je peux te pardonner ».
(1488)
C’est pourquoi Jésus nous encourage toujours de nouveau : « L'âme
faible, pécheresse, ne doit pas craindre
de s’approcher de Moi, et même si elle avait plus de péchés que qu’il y a de
grains de sable sur la terre, tout sera précipité dans l'abîme de Ma
Miséricorde ». (1059) « Les plus grands pécheurs pourraient
rejoindre une grande sainteté, si seulement ils avaient confiance en Ma
Miséricorde ». (1784) « Plus
grand est le pécheur, plus grands sont ses droits à Ma Miséricorde ». (723)
Prions le quatrième mystère.
Chant : Moi si j'avais commis
Cinquième
mystère du Chapelet de la Miséricorde
Divine - pour tous les moribonds, pour qu'ils soient sereins à l'heure de la mort
Jésus dit : « Quiconque la récitera,
obtiendra une grande Miséricorde à l'heure de la mort. Les prêtres la conseilleront aux pécheurs comme dernière planche de
salut ; même si il s'agissait du
pécheur le plus invétéré, s'il récite ce chapelet une seule fois, il obtiendra
la grâce de la part de Ma Miséricorde infinie. Je désire que tout le monde connaisse Ma Miséricorde ». (687)
Prions le cinquième mystère.
Enfin tu réciteras trois
fois ces paroles : « Saint Dieu, Saint Fort, Saint
Immortel… »
10. Échanger
des paroles d'amour en silence
Chacun est invité maintenant à parler personnellement à Jésus comme à
Son meilleur ami en Lui racontant tout ce qu’il a au profond du coeur. Nous
Pouvons vraiment tout Lui confier : les joies et les peines, nos projets et nos
besoins !
Pour ce temps de prière silencieuse, qui peut être accompagné d'un fond sonore musical à bas volume,
valent aussi les paroles de Jésus à Soeur Faustine : « Parle-moi de tout. Sache
qu’ainsi tu me donnes tellement de joie… avec la simplicité d'un enfant parle-moi
de tout parce que j'ai l'oreille et le coeur tournés vers et toi cela me fait
plaisir que tu me parles ». (921)
11. Communion Spirituelle
Le temps de silence est très approprié pour faire la Communion Spirituelle. On peut la faire
simplement à travers notre désir sincère de nous unir à Jésus. Saint Alphonse Marie de Liguori a composé une prière dans
ce but :
« Mon Jésus, je crois que tu es présent dans le Très
Saint Sacrement. Je t'aime par-dessus toute chose et Je te désire en mon âme.
Puisque maintenant je ne peux pas Te recevoir sacramentellement,
viens au moins spirituellement en mon coeur. Comme
déjà là, je T'embrasse et je m'unis tout à Toi. Ne
permets pas que je m'éloigne à l’avenir ».
Le grand prédicateur et saint franciscain, Léonard de Port Maurice,
assurait : « Je vous promets que si vous faites plusieurs fois par jour
la communion spirituelle, votre coeur sera entièrement transformé en un mois de
temps ».
12. Intention
Jésus dit à Faustine : « Ma Fille,
observe Mon Coeur Miséricordieux et reproduis Sa pitié en ton coeur et en
tes actions ». (1688)
Prenons ces paroles de Jésus comme intention concrète dans notre vie
quotidienne.
Ecoutons cette merveilleuse prière de Sainte Faustine :
« Je désire me transformer entièrement en Ta
Miséricorde et être le reflet vivant de Toi, Oh Seigneur.
Que le plus grand attribut de Dieu, c'est-à-dire Sa Miséricorde
incommensurable, arrive à mon prochain à travers mon coeur et mon âme.
Aides moi, oh Seigneur, à faire en sorte que mes yeux soient miséricordieux, de sorte que je
ne nourrisse jamais de soupçons et ne juge pas sur la base d'apparences
extérieures, mais que je sache découvrir ce qu'il y a de beau dans l'âme de mon
prochain et que je puisse l'aider.
Aides moi à faire en sorte que mon ouïe soit miséricordieuse, que je me penche
sur les besoins de mon prochain, que mes oreilles ne soient pas indifférentes
aux douleurs et aux gémissements de mon prochain.
Aides moi, oh Seigneur, à faire en sorte que ma langue soit miséricordieuse et ne parle
jamais défavorablement du prochain, mais qu’elle ait pour chacun une parole de
réconfort et de pardon.
Aides moi, oh Seigneur, à faire en sorte que mes mains soient miséricordieuses et pleines de
bonnes actions, de sorte que je sache faire uniquement du bien à mon prochain et
que je prenne sur moi les travaux les plus lourds et les plus pénibles.
Aides moi à faire en sorte que mes pieds soient miséricordieux, de sorte que j'accoure
toujours à l’aide du prochain, en vainquant mon indolence et ma fatigue. Mon vrai repos
est dans la disponibilité envers le prochain.
Aides moi, Seigneur, à faire en sorte que mon coeur soit miséricordieux, de sorte qu’il
participe à toutes les souffrances du prochain. À personne je ne refuserai
mon coeur. Je me comporterai sincèrement même
avec ceux dont je sais qu’ils abuseront de ma bonté, pendant que je me
réfugierai dans le Coeur Très Miséricordieux de Jésus ». (163)
13. Chant final, comme par
exemple, le Tantum ergo
Si un prêtre était disponible, il
pourrait donner la Bénédiction Eucharistique.
14. Bénédiction