États de vie ordonnés lâ019un à lâ019autre 
Chacune [des modalités de la vocation universelle à la sainteté] a sa physionomie originale et (…) on ne saurait [les] confondre et, en même temps, chacune se situe en relation avec les autres et à leur service. Ainsi l’état de vie du fidèle laïc a comme trait spécifique son caractère séculier et il réalise un service ecclésial en attestant et en rappelant, à sa manière, aux prêtres, aux religieux et aux religieuses, le sens que les réalités terrestres et temporelles possèdent dans le dessein salvifique de Dieu. À son tour, le sacerdoce ministériel représente la garantie permanente de la présence sacramentelle, dans la diversité des temps et des lieux, du Christ Rédempteur. L’état religieux témoigne du caractère eschatologique de l’Église ou, en d’autres termes, de sa tension vers le Royaume de Dieu, qui est préfiguré, et en quelque sorte anticipé et déjà goûté, par les vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. Tous les états de vie, tant dans leur ensemble que chacun d’eux par rapport aux autres, sont au service de la croissance de l’Eglise ; ce sont des modalités diverses qui s’unifient profondément dans le «mystère de communion» de l’Église et qui se coordonnent, avec un profond dynamisme, dans sa mission unique.
Jean-Paul II
Christifideles Laici, 55
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