Avec lâ019élan des origines 
Nous nourrir de la Parole, pour que nous soyons des «serviteurs de la Parole» dans notre mission d’évangélisation, c’est assurément une priorité pour l’Église au début du nouveau millénaire. On doit considérer comme désormais dépassée, même dans les pays d’ancienne évangélisation, la situation d’une «société chrétienne» qui, en dépit des nombreuses faiblesses dont l’humain est toujours marqué, se référait explicitement aux valeurs évangéliques. Aujourd’hui, on doit affronter avec courage une situation qui se fait toujours plus diversifiée et plus prenante, dans le contexte de la mondialisation et de la mosaïque nouvelle et changeante de peuples et de cultures qui la caractérise. À maintes reprises, j’ai répété ces dernières années l’appel à la nouvelle évangélisation. Je le reprends maintenant, surtout pour montrer qu’il faut raviver en nous l’élan des origines, en nous laissant pénétrer de l’ardeur de la prédication apostolique qui a suivi la Pentecôte. Nous devons revivre en nous le sentiment enflammé de Paul qui s’exclamait : «Malheur à moi, si je n’annonçais pas l’Évangile!» (1 Co 9,16).
Jean-Paul II
Novo millennio ineunte, 40
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